Le séisme du 12 janvier 2010, une catastrophe de plus

 

Le 12 janvier 2010, un séisme d’une magnitude de 7,3 secoue Haïti et sa capitale, Port-au-Prince. Le bilan est très lourd : 230 000 morts, 300 000 blessés, 1,2 million de sans abris. Le bilan matériel est aussi très lourd, 60% des infrastructures administratives sont touchées voire détruites, ainsi que 80% des écoles, 50% des hôpitaux, et des dizaines de milliers d’habitations, laissant des centaines de milliers de personnes dans la rue.

 

Les moyens de communication sont durement touchés et l’acheminement des blessés vers les hopitaux est difficile. Le pays, déjà affaibli par 29 ans de dictature Duvalier et les échecs de ses successeurs, se retrouve dans une situation critique et dans l’attente de l’aide internationale.

 

maison en béton armé et blocs de béton ayant subi le séisme de 2010 - Jacmel, Haïti


Les ONG présentes en Haïti font un travail volontaire mais souvent décousu, dans un pays où l’absence d'un gouvernement et d’une administration efficace se fait cruellement sentir. En effet, les associations travaillent sans cohésion entres elles et  les solutions de reconstruction durable du pays tardent à apparaître.

 

Si de nombreux logements ont été reconstruits après le séisme par les haïtiens eux-mêmes, ceux-ci ne tiennent souvent pas compte des raisons pour lesquelles les habitats qu’ils remplacent se sont effondrés: l’ignorance des principes de base de l’architecture en zone sismique, le manque de moyens, l'absence de contrôle et la philosophie de la survie "au jour le jour" laissent présager des situations toujours aussi dangereuses en cas de nouvelle catastrophe!

 

Logements auto-construits dans les quartiers informels de la capitale

- une situation toujours aussi dangereuse en cas de séisme

 

3 ans après, l'urgence, toujours

 

En 2013, l'équipe de LI'nCS a passé 5 mois en Haïti pour analyser la reconstruction et en comprendre les enjeux pour le développement durable du pays.

 

Si de nombreux efforts sont faits de la part des ONG internationales et des associations locales pour offrir des logements aux personnes les plus vulnérables, il n'est cependant pas encore question de RECONSTRUCTION dans la mesure où la majorité des haïtiens, mêmes bénéficiaires de l'aide, reste dans une situation de survie très précaire, sans solution d'avenir.